Qui est Magali Dieux ?

Comment le témoignage filmé d’un enfantement suscite l’engouement de milliers de femmes du monde entier ?
Quand courage et poésie sont une solution de santé publique pour nos enfants d’aujourd’hui, les adultes de demain.

Pourquoi les hommes sont-ils capables d’aller sur la Lune et incapables de s’entendre ?

Je le sais à présent : c’est pour répondre à cette question que j’ai passé des années sur les planches en tant que comédienne et chanteuse. Des années à incarner les souffrances et les joies des relations entre les humains. Des années d’apprentissage et de formation sur le corps, la voix et la communication (Ecole du cirque, conservatoire de Bruxelles, Charpentier Art Studio, Studio des Variétés…). Des années de collaboration avec de nombreux maîtres en leur genre*. Des années où j’ai appris que « tout ce qui se dit » peut passer parfois uniquement par les mots, mais aussi entre les mots, derrière un masque, par des objets, le corps, l’émotion, la prouesse, l’espace, le style et bien-sûr l’imaginaire…
Actrice, professeur de chant, j’ai aussi écrit et mis en scène des spectacles de théâtre musical et des concerts sur l’homme et l’héroïsme, l’érotisme et le désœuvrement.

*Comme Carlotta Ikeda (théâtre Nô), Erhard Stieffel (Commedia Del Arte), Annie Fratellini (cirque), le Roy Art Théâtre (voix), le Magic Land Théâtre et Philippe Geluck (improvisations et animations tous terrains), Roger Lombardot et Michel Simono (textes), Enzo Cormann et Jean-Marc Padovani (théâtre musical contemporain) … 


Comment les hommes peuvent-ils à la fois aller sur la Lune ET s’entendre ?

S’entendre avec « les autres » nécessite d’abord d’accepter « les autres » tel qu’ils sont et surtout tels qu’ils ne sont pas. Et c’est très naturellement que je transmets à mes amis, puis à des amis d’amis puis à des inconnus des conseils dans ce domaine ; c’est ainsi que je deviens coach pour deux émissions de télévision : « Starting over » et « Star académie ». Une expérience formatrice où je réalise qu’après avoir fait voyager les gens grâce au théâtre, je les accompagne dans leurs propres voyages grâce au coaching. Et aussi que sans désir de voyage de leur part, je ne peux rien. Je dois également prendre garde à ne pas me faire avaler par l’énorme machine médiatique, à rester moi-même et à faire respecter l’intégrité de mon travail. Cela me sera très utile plus tard, auprès des femmes qui mettent au monde leur enfant au sein de grosses machines hospitalières.


Après un Master de Coaching à l’université Paris 8, je deviens consultante et coach certifiée et interviens dans le monde des entreprises.
 
Parallèlement, la naissance de mes cinq enfants me fait voir que la mise au monde est un système complexe et merveilleux qui peut se bloquer le temps d’un regard, d’un mot, d’une émotion. Des traumatismes, j’en ai eu. Certains m’ont prise de plein fouet, d’autres étaient plus volatils, d’autres encore invisibles à l’œil nu. Aujourd’hui, je sais comment ils sont arrivés, je sais comment je les ai fait sortir de ma vie. J’aurais pu les éviter en me connaissant mieux, en connaissant mieux les divers environnements, en m’entourant aussi. Quand je constate que de nombreux parents vivent, comme moi, des expériences de naissances difficiles qui impactent douloureusement leur vie au quotidien, je fais le choix de me consacrer à l’anticipation et à la résolution de problématiques familiales complexes. J’entends souvent des parents me dire « j’ai peur de ne pas être à la hauteur ». Effectivement, les techniques de performance, d’efficacité et d’optimisation issues de l’entreprise ont pénétré la sphère privée. Elles poussent un grand nombre de familles à chercher la perfection dans une sorte de « surparentalité ». Prévenir ce risque en proposant au couple un temps de réflexion en amont de la naissance de l’enfant est une des propositions de Naître enchantés. Les accompagner dans la recherche de leur propre manière d’être parents, dans l’appropriation de leur droit à la différence, dans la compréhension de la juste place de la technique, voilà quelques-uns de mes fils directeurs.

Si vous voulez en savoir plus sur mes cinq accouchements…

Marius, le paradis puis l’enfer

C’est à bord du fourgon d’un ami décorateur, coincé dans le périph parisien, qu’a lieu mon premier accouchement. La fille de mon compagnon, âgée de six ans est dans la voiture. J’ai peur de la traumatiser avec mes cris. Alors, j’improvise des sons dans un large sourire que je veux rassurant et… je découvre médusée que la naissance dans la joie peut être une réalité. On m’a menti. Point de souffrance. De l’intensité, oui. Mais point de souffrance. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai accompagné la douleur, oublié le temps et apprivoisé l’angoisse. Et mon bébé a glissé. Mon périnée ? Intact. Et pourtant, avec mon passé de sportive, on m’avait prédit une épisiotomie. Cette expérience extraordinaire est vite classée : – « Tu as eu de la chance » – « Oui. Sans doute. J’ai eu de la chance. N’empêche que j’ai enfanté seule avec mon compagnon, sans souffrance et que je me suis sentie… la reine du monde. »
Marius est parti. Aussi légèrement qu’il était venu. A l’âge de trois mois, mon fils ne se réveille pas de son sommeil. Je cherche à qui donner cette tonne de lait et d’amour maternel qui se heurte au vide silencieux de mon inutilité. Nous sommes en 2001 ; j’apprends que des enfants abandonnés, porteurs du sida, sont délaissés par les infirmières dans les hôpitaux. Je demande l’autorisation de pouvoir prendre dans mes bras ces nourrissons quelques heures tous les jours. Je n’aurais jamais de réponse. Seul mon médecin traitant comprend mon errance et le côté réparateur, sain, de ma démarche. Sa colère contre l’incompréhension extérieure m’apaise. Ma sage-femme trouve une maman qui veut bien me « prêter » son bébé pour que je le tienne dans mes bras de temps en temps. C’est très gentil. Je suis très touchée mais mon besoin est de me sentir utile pour un bébé et pas l’inverse. Je cherche une raison à la mort de mon fils, une raison qui ait du sens pour moi. Je suis encore très très loin de me douter que non seulement Marius va changer ma vie du tout au tout mais surtout enthousiasmer des centaines de parents.

Angèle, l’unité corps-esprit

A cinq mois de grossesse, Angèle n’est pas viable. Je suis anéantie. Avec Marius décédé quelques mois plus tôt de la mort subite du nourrisson, je me sens maudite, condamnée. A l’hôpital, on me fait avaler une première pilule pour stopper la grossesse, sensation très forte d’avaler de la cigüe. Au bout de trois jours, cette enfant qui devait s’éteindre, remue toujours. J’ai beau lui expliquer qu’il vaut mieux pour elle, qu’elle retourne d’où elle vient, elle résiste. Epuisée nerveusement, je demande à son père de lui parler. Est-ce cela qu’elle attendait ? Que j’attendais ? Toujours est-il que je la sens qui se calme et se laisse envahir par la torpeur qui la fait basculer de « l’autre côté ».
Pour ne pas sombrer dans le désespoir, lors de l’accouchement, je décide d’en faire une expérience unique : tester ce que j’ai mis en place pour l’enfantement de Marius, sur ce petit corps inerte. Toute la nuit, j’affine ma perception, vérifie l’impact de certaines vibrations, de la respiration ventrale, du rôle du mental sur la poussée et l’expulsion. Une seule idée m’envahit : accompagner, rassurer, inviter l’enfant au passage du col, au passage de la vie au néant. Une partie de moi sait bien que l’enfant dans mon ventre ne m’entend plus. Mais peu importe. Moi, j’entends encore. Mon cerveau entend encore. Au travers de cette enfant, c’est moi que j’accompagne, rassure, invite à accepter l’inacceptable. Je ne suis pas comme avec Marius : la reine du monde. Mais je suis la reine de mon histoire. J’ai du chagrin mais je suis paisible. Je fais ce que j’ai à faire. J’accompagne ce petit être quelque part. Même si ce quelque part n’a pas été le lieu tant attendu. Je sais que je ne tomberai pas en dépression. Je laisse mon corps se vider de larmes. Je suis vigilante à ne pas m’y complaire. Je guette autour et devant moi les plus petits appels souriants de la vie. Ouvrir. Ouvrir des portes. Pour ne pas mourir à mon tour. Ce qui est sûr, c’est qu’Angèle m’a donné la plus belle leçon de parentalité : accompagner l’enfant avec tout notre amour, quel que soit le chemin… Cette leçon, je l’applique aujourd’hui, avec mes 3 adolescentes et je vis avec elles une magnifique complicité au quotidien.



Gaby, Zoé et Lula, l’accomplissement

Ce que m’a appris Gaby : suivre son corps

Quand l’accouchement commence à devenir intense, la sage-femme derrière moi, voulant me soutenir, m’invite à chanter des berceuses avec elle. Je sens alors un arrêt très net de tout mon corps. Ce n’est pas un rejet. Une certitude. La certitude que ce n’est pas cette musique-là, à ce moment-là dont mon corps a besoin. Surtout ne pas lutter. Accepter l’ingérence pour retrouver au plus vite la communication entre mon corps et moi. Lancer des sons au hasard, comme des bouteilles à la mer. Eurêka ! Tout en continuant d’être l’écho sonore de mes sensations intérieures, j’observe encore l’impact des voyelles, des différentes fréquences harmoniques, l’impact de mon mental sur le corps, de mon corps sur le mental…
 

Ce que m’a appris Zoé : se construire un environnement sécurisant

Je me sens prête à mettre au monde en conscience et à la maison – à l’époque, l’accouchement à la maison était encore possible, sans mettre en danger la sage-femme qui travaille sans assurance -. Avec la beauté sonore de l’ouverture physique et psychique comme unique chimie. Je souhaite aussi en faire un témoignage filmé. Ce témoignage recevra la visite de soixante mille personnes en trois mois. Je n’ai rien à ajouter à ce film, si ce n’est répondre aux deux questions qui reviennent souvent :

  •  « Pourquoi le père est-il absent ? – Le père n’est pas absent. Il est hors champ caméra. Je sens sa présence proche. Son soutien. Il ne vibre pas. Il n’en a pas envie. Cela me va bien : après Marius, Angèle et Gaby, j’ai besoin de faire cette traversée en solitaire. »  
  •  « Les médecins disent que l’EVA diminue le temps de travail. Pourquoi alors, mettez-vous encore 12 heures pour accoucher de votre 4ème enfant ? – La sage-femme représente pour moi la sécurité affective et médicale, indispensable à mon ouverture physique. En l’absence de la sage-femme, je fais patienter mon corps. Dès que je la sais dans les murs, les conditions de sécurité affective et médicale sont réunies, Gaby, Zoé et Lula viennent au monde en deux à trois heures.  » 

Ce que m’a appris Lula : se rappeler que rien n’est joué d’avance.

Cela fait quelques heures que l’accouchement a débuté. Je suis encore chez moi. La sage-femme qui est à mes côtés vérifie le cœur du bébé. Il faiblit. Nous rejoignons rapidement l’hôpital. Mon col est ouvert à quatre. Nous sommes encore bien loin d’une ouverture à dix. Philosophe, je m’attends à une césarienne. « Le cœur du bébé est redevenu normal. On va se donner vingt minutes et voir ce qui se passe », m’annonce la sage-femme hospitalière. J’admire sa sagesse et sa détermination. Prenant ce sursis et la main de mon compagnon en plein vol, je plante mes pieds dans les étriers et mon regard droit devant. J’invoque mon paysage familier : la chaîne des Maures avec le rocher de Roquebrune. Avec mon compagnon, nous mettons toute notre énergie et notre cœur dans l’émission de sons fortissimo. Vingt minutes après : l’enfant est là.

Ce que m’ont appris ces accouchements : l’importance de l’entraînement.

A chaque grossesse, je prenais un grand plaisir à expérimenter une nouvelle préparation à la naissance : l’haptonomie, le yoga, la sophrologie, Bonapace, dans l’eau… et je me suis régalée. Mais aucune de ces préparations ne m’ont appris comment me comporter face à l’imprévu, face à une intervention médicale non désirée mais pourtant non négociable, face à un regard mal interprété, une parole maladroite ? Comment intégrer le père quand, lui aussi, souhaite être concrètement acteur de la mise au monde de son enfant, à sa façon ? Comment gérer la tentation de la péridurale, la demander ou pas ? A quel moment ? Maintenant, plus tard ? Et comment ne pas culpabiliser, quel que soit le choix ? Comment rester en lien avec mon enfant avec la péridurale ou en césarienne ? Comment rester actrice de mon accouchement avec une césarienne programmée ou un déclenchement ? Comment bien communiquer mes besoins, de façon à être entendue des équipes médicales et de soins ? Etc… Ainsi, j’ai construit un entraînement-coaching, spécial couple, sur la base d’outils comportementaux et cognitifs, devant AUSSI être au service de l’imprévu et des actes techniques du monde médical. Car, plus la naissance est technique, plus les parents doivent affiner et maintenir une qualité relationnelle optimale avec l’enfant.

Mes formations

Approches thérapeutiques :

apprentissages et formations sur TRAUMATISME ET GUÉRISONS (Cei Davies Linn, Norman Vaughton, Alice Mills)  L’APPROCHE INTERACTIONNELLE ET STRATÉGIQUE DE PALO ALTO et HYPNOSE ET THÉRAPIE BRÈVE par l’IGB – Institut Gregory Bateson (Jean-Jacques Wittezaele et Giorgio Nardone),   Clean Language et Clean Space (Noémie Dehouck, James Lawley & Penny Tompkins, Sarah Scaratt), la Thérapie narrative – Dc Doutrelugne, la Clarification (Christophe Vidal), le COACHING (DFSSU de l’université Paris 8), la Communication Non Violente en entreprise (Kristin Lowagie-Puget & Véronique Brusorio), La transformation essentielle (Institut Européen de PNL), Le Voyage du Héros (Déborah Bacon & Robert Dilts).

Maternité :

La bienveillance éducative au service des pratiques quotidiennes (EPEPE), Ecouter pour que l’enfant parle, Parler pour que l’enfant écoute – Faber & Mazlitch (Odile Raquet),  la Communication Non Violente (Jean-Philippe Faure), l’haptophonie (Paloma Chaumette), l’haptonomie (Marie-Claude Kastner), le yoga (Yves Mangeart et Martine Texier), la préparation aquatique (Anaïs de Tinguy Simon), la méditation transcendantale (Pierre Munsch).

Naître Enchantés® :

301, impasse de la corniche supérieure
83200 TOULON
SIRET : 809.192.263.000.14

Contact :

Magali Dieux – 06 03 82 04 02

 

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