NOS ENFANTS À LA MAISON, C’EST QUOI QUI COINCE…

Nos enfants à la maison : un enfant accepte de s'alimenter si sa mère lui donne à manger au travers de l'écran de télé
Quand on est captivé par les écrans, on en oublie de s’alimenter, à moins qu’une maman, fine mouche, s’adapte…

Comment faire avec nos enfants à la maison lors des confinements qui ne nous laissent pas le choix ? Pas de grands parents, pas de robot, pas de possibilité de fuir. La seule solution : en faire une aventure. A mon époque, on aurait dit : l’Indiana Jones du maternage. Je me suis repassée le film. Désuet à souhait. Et si on prenait deux minutes pour faire un état des lieux ?

1er piège : le télétravail

On nous l’a quand même vendu comme une super solution. Sauf qu’avec nos enfants à la maison, c’est juste la solution cauchemars. Alors on accroche à l’idée de nous comporter en super mum et cela nous coûte notre couple. Ou on a pitié de notre progéniture et on déclenche un arrêt travail, car après tout la progéniture n’y est pour rien.

2ème piège : la « to do list » interne

Et vous avez constaté que même quand la décision est prise : « – Bon aujourd’hui, je ne fais rien », si vous écoutez attentivement, tout au fond, bien assourdie sous une foison de coussins-neurones, il y a la petite voix noire, sournoise, qui dans une légèreté déconcertante, enchaîne : « – Tiens, je vais en profiter pour faire… ». Et c’est parti pour l’engrenage fatal. Fatal parce que cette petite voix prend le pas sur la voix de nos enfants qui entendent en boucle : « -Oui attends, je finis ça et après je suis à toi ». Fatal parce que cette petite voix ne lâche jamais et que, même lorsque nous pensons être avec nos enfants, même à la maison, nous sommes ailleurs… dans le frigo pour le repas de midi, dans la machine à laver pour les culottes de demain, dans les mails pour le boulot, etc, etc… 

Rappelez-vous : nous étions des parents formidables avant d’avoir des enfants. Genre la maman parfaite de Florence Foresti*. Pour l’heure, nous sommes juste en apnée, à nous demander comment survivre, non pas une journée, non pas une semaine mais trois voire cinq semaines, à la maison avec nos enfants, À TEMPS COMPLET.

Honnêtement, c’est quoi qui coince ?

Nos enfants à la maison : mission impossible pour cette femme-équilibriste qui désespérée, n'arrive pas à jongler avec un biberon, un livre; un paquet de tisane, un chou et un... bébé !
Pardon pour l’illustrateur, je n’aime pas écorcher les noms mais là, je ne vois pas bien…

Pour bien grandir, le jeune enfant (comme un adulte d’ailleurs) a besoin qu’on lui parle et qu’on l’écoute. Qu’on lui parle et qu’on l’écoute. En face à face. Pas en faisant autre chose en même temps. Pas en pensant à autre chose en même temps. Etre là. Juste là. Disponible.

Pour bien se développer, l’ado (comme un adulte d’ailleurs) a besoin qu’on l’écoute et qu’on lui parle. Qu’on l’écoute et qu’on lui parle. Pas en frontal. Dans une voiture, en regardant la route par exemple, c’est excellent. En faisant autre chose en même temps. Être là. L’air de rien.

Et à partir d’une de ces deux postures, l’échange peut exister. En mode question, cela pourrait donner : 

Avec l’enfant :

Le parent : « – De quoi tu as besoin, là, maintenant ? »

L’enfant : « – câlin » (ou « manger », « dormir », « jouer », « chanter », « danser », « courir », « pleurer », « dessiner », « sauter », « crier »…)

Le parent : « – Très bien. On le fait ensemble ? (attendre sa réponse) Comment tu aimerais ? » 

Toutes ces activités (et bien d’autres, similaires) menée par l’enfant, construisent son cerveau bien plus surement et efficacement que n’importe quel écran récréatif, même si, quotidiennement, un petit dessin animé à point nommé, dans la pièce où vous êtes, peut faire l’effet d’une friandise de choix.

Avec l’ado :

Le parent : « – As-tu un besoin auquel je pourrais répondre ? » (silence)

L’ado : « – Non »

Le parent : « – Si tu étais sûr que je répondrais oui, tu me le demanderais ? » (silence)

L’ado : « – Oui »

Pour le parent, l’enjeu présent est d’obtenir un « oui ». Et vous le savez, ce sont les petits « oui » qui font les grandes rivières. Les grandes rivières de l’ouverture, la confiance, la spontanéité, l’échange…. le dialogue.

Vous avez trouvé ce qui coince ?

Rester zen avec nos enfants à la maison c'est ce que nous montre cette femme qui médite, assise en tailleur
STOOOOOOOOOOPPPPPPPPP !!!!!!!

Pour ma part, j’ai trouvé : – « Et moi ? J’existe quand moi ? Mes affaires, je les fais quand ? » Le secret : osez appuyer sur « pause » et non pas pour en profiter et appeler une copine, ou se boire un p’tit remontant ou se fumer une p’tit’ clop. Non, osez appuyer sur « pause » pour faire silence, pour sentir que vous existez, encore plus profondément… immobile. Promis, vous allez y gagner en calme et perspicacité, dès les minutes qui suivent. Et vous allez pouvoir re-conjuguer le verbe « anticiper ».

Car bizarrement, j’ai remarqué que lorsque je suis pleinement avec mes enfants, ces derniers finissent par prendre leur autonomie en allant dans leur chambre continuer leurs propres affaires. Eux aussi ont besoin de temps seul. Evidemment, si ce qui est très important pour vous est fait avant leur réveil matinal ou après leur endormissement nocturne, vous vous libérez de toute pression parasite et vous pouvez même vous offrir le luxe de faire la sieste avec eux, peau contre peau, comme quand ils étaient tout bébé. Leur respiration profonde, leur odeur encore d’enfant, leur émouvant abandon, temps précieux volé au temps rentable !

Autre article sur le sujet : Quel super parent êtes-vous ?

Et pour préparer l’étape d’après : Accompagner l’adolescence.

Magali Dieux

 www.naitreenchantes.com

*A regarder avec nos enfants et écouter leurs commentaires. Vous pouvez aussi leur poser la question : – « Comment tu ferais toi si tu étais parent ? ».

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