Naître Enchantés

0 % De dépression post partum avec la "méthode e.v.a" !

rien de pire

Dépression Post Partum, une impasse pour les soignants

La Dépression Post Partum est une véritable poisse pour les soignants, à appréhender comme à soigner. Pour les coachs psychopraticiens en revanche, c’est un symptôme comme un autre à prendre très au sérieux et surtout à appréhender le plus tôt possible.

Dépression Post Partum, une opportunité pour les coachs

La Dépression Post Partum est pour les coachs psychopraticiens, formés à l’approche de l’école Palo Alto, une véritable enquête.

Il va falloir chercher, non pas le pourquoi de la dépression mais plutôt sur le fonctionnement de la dépression.

L’approche de la thérapie systémique et stratégique face à la dépression

Toutes les tentatives de solution, aggravantes et contre productives, vont être stoppées.

Elles seront remplacées par le célèbre 180° de l’approche de l’école de Palo Alto. Des prescriptions seront données au patient.

Première étape

La première démarche du psycho-praticien est de « rejoindre » la patiente dans sa souffrance, sans jugement et a priori. Rentrer dans sa vision du monde, construite et investie de ses ressentis propres, sensations et émotions, de ses croyances et du contexte dans lequel il vit. La femme a besoin d’aide : identifier et clarifier ses symptômes dans une approche stratégique et métaphorique.

La recherche du « comment s’est construite la dépression », donne les rouages du fonctionnement du problème et ce qui le maintient, voire l’aggrave.

De plus, donner du sens à l’état dépressif de la patiente, est un recadrage primordial qui permet de la déculpabiliser; culpabilité qui la pousse à s’exhorter, à se pousser à faire, à se remettre en mouvement pour assumer ses responsabilités (de parents, de conjoint, au sein de sa famille et de la société…), et répondre aux injonctions de l’entourage et aux dictats de la société. Ce qui l’épuise encore davantage.

Deuxième étape

Une deuxième étape, très caractéristique de la systémique, est de considérer la patiente dans son interaction avec son entourage, afin d’identifier et stopper les tentatives de solution.

  • Quand vous avez tendance à vous comparer aux autres ou à avant, ça vous améliore ou ça vous dégrade?
  • Faites-vous quelque chose pour sortir du problème ou avez-vous renoncé?
  • Demandez-vous de l’aide ou attendez-vous que votre entourage vous réconforte?
  • Quel est votre entourage proche qui intervient quotidiennement?
  • Que fait ou dit votre entourage pour vous aider?
  • Et quand votre entourage vous aide et vous réconforte, est-ce que cela améliore ou aggrave votre incapacité à faire les choses?
  • Avez-vous tendance à éviter toutes les situations qui vous font peur, ou vous poussez-vous à y aller? (Je dois, si je veux je peux)

Les tentatives de solution, et notamment la réassurance et l’aide des proches, ne font qu’aggraver le problème. En effet le 1er message délivré est: « Je t’aime, je suis là pour t’aider »

Le deuxième message implicite est: « Tu n’es pas capable de… »  et la boucle est bouclée.

Imaginez la vie d’une famille, organisée autour de la place et de la fonction de chacun; la survie de cette famille « clan » passe par le maintien de l’équilibre de cette organisation que je pourrai appeler homéostasie, principe de régulation interne, propre à tout système vivant (organisme, famille, entreprise, société, caste…) Ce qui donne un éclairage sur ce qui exhorte l’entourage à pousser, encourager et sortir au plus vite la personne de son impasse. Tout le monde est en danger! Rejoindre l’entourage permettra de mieux le recadrer pour stopper ses tentatives de solution.

Troisième étape

Une troisième étape va clôturer la séance et préparer l’inter-séance de la patiente. Après avoir « assouplit » le système, le psycho-praticien donne des prescriptions et des tâches d’observation.

Ces dernières permettront d’identifier davantage les tentatives de solution ainsi que tous les facteurs aggravants.

Retrouver l’article de Magali Dieux dans le journal enjoy family